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Les jumeaux en collectivité #RDVTeamMultiples

Il y a maintenant 2 semaines, mini Rourou et Tino, jumeaux dizygote de 3 ans, ont pris le chemin de l’école maternelle. Mais si c’est une grande étape, ce n’est toutefois pas leur première expérience de la collectivité.

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En octobre dernier, soit quasiment un an avant leur rentrée « officielle », mini Rourou et Tino découvraient la halte-garderie. L’occasion pour eux de rencontrer d’autres enfants, d’évoluer dans un nouvel environnement et d’apprendre de nouvelles règles. Pour nous cette année à la halte-garderie fut une année de transition. L’espace de 4 ou 5 heures par semaine, ils se sont retrouvés séparés de maman. Je conseille d’ailleurs à toutes les mamans qui en ont l’occasion de tester la halte-garderie. Si j’avais su plus tôt que j’y avais le droit, je les y aurai inscrits avant. Etant en congé parental, je pensais, à tort, que je n’avais pas le droit à une place en crèche ou en halte-garderie. Je suis bien contente que mes enfants aient pu expérimenter la vie en collectivité avant de sauter le pas de la maternelle.

Comment ça s’est passé ?

Les premières fois, nous sommes passés par une phase d’adaptation avec différentes étapes : 1h avec maman, 30mn avec maman + 30mn seuls, 1h seuls, 1h30 seuls, 2h seuls, pour finir par une matinée complète sans maman. Dans les faits, la matinée se résumait bien souvent à 2 heures de garde, de 10h à midi. L’idée n’était pas de brusquer les enfants ni de leur imposer un horaire mais bien de les laisser aller à leur rythme, de les laisser se réveiller et petit-déjeuner tranquillement avant de partir.  Avec Zeldav, nous avons estimé qu’ils auraient bien assez le temps d’être bousculés. Maintenant qu’ils sont à l’école, ce n’est bien sûr plus pareil, nous avons des horaires à respecter et pour le moment je dois dire que ça se passe bien. Ça faisait partie de mes craintes mais finalement plus de peur que de mal. Les enfants se lèvent pour le moment tous seuls et ont le temps de petit déjeuner sans que je n’aie besoin de mettre un petit coup d’accélérateur. Croisons les doigts pour que ça dure !

Nos questions de parents de multiples ?

Avec Zeldav, comme beaucoup de parents, nous aimerions bien, parfois, être des petites souris et pouvoir observer nos enfants à la halte-garderie ou à l’école.  Hormis la phase d’adaptation à la garderie, nous n’avons pas eu l’occasion de les voir évoluer dans un autre environnement qu’à la maison. Nous devons nous en tenir à ce que nous racontent les auxiliaires de puériculture et le personnel de l’école.

Ce que nous nous demandons le plus, c’est si les jumeaux interagissent avec les autres ou jouent ensemble comme ils ont l’habitude de le faire à la maison. Est-ce qu’ils vont se réconforter l’un l’autre s’il se passe quelque chose ? Comment se comportent-ils ?

Si en halte-garderie, chacun vivait sa vie de son côté sans se soucier de l’autre, cette année, en maternelle c’est un peu différent. Est-ce le besoin d’être rassuré ? Le fait d’être entouré d’un plus grand nombre d’enfants ? Je n’en sais rien. Le fait est que cette année, ils vont bien sûr jouer et s’occuper chacun de leur côté mais vont, par moment, ressentir le besoin d’aller vers l’autre. C’est ainsi que la maîtresse nous a raconté qu’ils se cherchaient à la récréation pour se faire des bisous et des câlins, puis repartaient jouer une fois qu’ils s’étaient assurés que l’autre allait bien.

Je me rappelle d’une autre paire de jumeaux, plus jeunes, à la halte-garderie l’année dernière. Comme mini Rourou et Tino, ils évoluaient chacun de leur côté. Un des jumeaux jouait tranquillement et vivait sa vie pendant que le deuxième passait toutes ses matinées à pleurer. Pas une seule fois son frère ne venait le voir pour le réconforter. Mini Rourou et Tino, tout comme les petits jumeaux de la halte-garderie, sont ce qu’on appelle des faux-jumeaux, je me demande si c’est pareil pour des vrais jumeaux. J’ai tendance à penser qu’ils sont plus fusionnels, sûrement à tort. On a vite tendance à se faire de fausses idées sur la gémellité.

Ce que j’aurais aimé

J’aurais aimé que mini Rourou et Tino ne soient pas dans la même classe mais nous habitons en campagne et il n’y a que deux classes de maternelle : une petite section/grande section et une moyenne section/grande section. Impossible donc de les séparer.

J’aurais aimé que mini Rourou, surtout, puisse évoluer sans son frère. Je ne parlerai pas ici de dominant-dominé mais il est clair que mini Rourou s’exprime moins bien que son frère. Quand nous essayons de poser des questions à mini Rourou, vous pouvez être sûrs que ce sera mini Tino qui répondra. Peu importe le type de questions que nous lui poserons. J’aurai aimé que mini Rourou ait l’occasion de s’épanouir et de s’exprimer sans l’intervention de son frère. Quand ils nous racontent leur journée, (OUI, oui, ils nous racontent ce qu’il se passe à l’école. Nous avons de la chance beaucoup d’enfants ne disent rien à leurs parents) mini Tino prend forcément le pas sur sa sœur. S’ils étaient dans des classes séparées, ils auraient des choses différentes à nous raconter et mini Tino ne pourraient pas prendre l’ascendant sur sa sœur comme il le fait à l’heure actuelle.

En revanche si mini Rourou parle moins bien que son frère et ne semble pas porter plus d’intérêt que ça pour l’apprentissage, elle est clairement plus à l’aise en collectivité. Elle l’a toujours été. En halte-garderie c’était déjà comme ça. Si être séparée de mini Tino serait bénéfique pour mini Rourou, il en serait de même pour mini Tino. Ça lui ferait du bien d’apprendre à vivre sans maman et sans sa sœur.  Il est beaucoup plus fragile et sensible que mini Rourou. Il a beaucoup besoin d’attention et d’être rassuré.

Dans un monde idéal, j’aurais donc aimé qu’ils fassent leur scolarité chacun de leur côté, au moins en maternelle et en école primaire. Des mamans de l’association jumeaux et plus m’ont conseillé de les faire aller dans la même classe à partir du collège pour qu’ils aient le même emploi du temps et par conséquent les même horaires de sortie des classes.

Enfin, nous n’en sommes pas encore là, ils ne sont qu’en petite section et ça ne fait que 2 semaines qu’ils vont à l’école. Il paraît qu’il y a beaucoup de paires de jumeaux dans notre petite ville. Le personnel enseignant doit probablement avoir l’habitude de gérer des jumeaux. Peut-être en saurons-nous un peu plus ce soir avec la première réunion de parents d’élèves à l’école.

Quoiqu’il en soit cette première année sera décisive. Rendez-vous en juillet pour le bilan de cette première étape dans la scolarisation des jumeaux.

Et pour plus d’articles sur les jumeaux en collectivité, je vous invite à lire les articles des autres mamans de multiples :

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8 thoughts on “Les jumeaux en collectivité #RDVTeamMultiples

  1. Les Lucioles sont en crèche et chacune vaque à ses occupations, mais il est vrai qu’en cas de chagrin, elles viennent se consoler ! Elles sont dizygotes…nos bébés tissent leur liens plusieurs mois sous notre peau…je ne sais pas si des mono mono ont des liens plus forts. Très bel article 🙂

    1. Oui c’est plutôt sympa que ça se passe bien. On demandera sûrement un entretien avec la maîtresse plus tard dans l’année pour voir comment ils se comportent en classe. Pour le doudou, non ce n’est pas le leur mais je l’avais repéré et je le trouve très sympa 😉 Mini Tino a un Mickey comme doudou et mini Rourou deux doudous tous blancs.

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